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La scolarisation de la jeune fille au Niger

A
u Niger, selon nos constats, scolariser sa jeune fille cause problème. C’est pourquoi la majorité des jeunes filles nigériennes se trouvent sans aucune formation scolaire. A quoi est dû ce refus aux jeunes filles nigériennes ? En remontant dans le passé plus précisément au temps de la colonisation, nous constatons que seuls les jeunes garçons bénéficiaient de la scolarisation. Là n’est pas le problème. Nous pensons que la rigueur utilisée par les colons dans le recrutement des nouveaux élèves est une bonne chose. Cherchant à répondre à la question posée ci-dessus, nous nous dirigeons vers les traditions locales. Précisons que le problème de scolarisation de la jeune fille est plus persistant dans les campagnes que dans les villes. Selon notre analyse, le refus de faire bénéficier les jeunes filles d’une formation est dû à l’exigence de la tradition. Selon quelques traditions nigériennes notamment celles concernant le statut de la jeune fille mentionnent que la place de celle-ci se trouve dans le foyer. Pour argumenter cette règle, certains pères comme le père Ali affirme :
-         « si j’inscris ma seule fille à l’école, qui va s’occuper de la maison si mon épouse se rend au marché ? »
Suite à cette question posée par ce parent, nous lui avons demandé :
-         « si vous avez deux ou trois filles, allez-vous inscrire au moins une ou deux à l’école ?
-         Certainement non. Je préfère envoyer un de mes garçons à l’école plutôt que ma fille.
-         Pourquoi ?
-         Ne savez-vous pas les femmes sont faites pour entretenir les foyers et non aller apprendre des choses qui ne lui serviront à rien. Vous-mêmes qui me parliez-là, si vous étiez mes filles, vous seriez là à aider ma femme que vous voyiez  là-bas.
-         Pourtant, la formation donnée à l’école permet à la fille de résoudre quelques problèmes conjugaux.
-         Dites-moi si à l’école est-il enseigné aux filles comment préparer les meilleurs mets, comment s’occuper de leurs époux une fois mariées ? »[1]



[1] Conversation suite à notre rencontre avec monsieur Ali, père de deux garçons et d’une fille, en visite chez son neveu à Niamey.

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